BBVA développe ses ventes sur les canaux digitaux et ses résultats plongent!

Banco Bilbao Vizcaya Argentaria est une des banques les plus engagées dans une dynamique d’innovation et de transformation ; laquelle s’accompagne en plus d’une croissance externe dirigée tant vers des fintech particulièrement intéressantes (Simple, Holvi, Atom Bank, …) que vers les pays émergents (la banque turque Garanti). Bref, BBVA est une banque à suivre et, à cet égard, il est intéressant de constater que sa transformation digitale s’accompagne de forts mauvais résultats. Autant le souligner d’emblée, il n’y a pas là un rapport de cause à effet. La transformation digitale ne fait pas baisser les résultats du Groupe. Mais elle ne les accroît pas non plus et c’est une situation que beaucoup de banques vont inévitablement traverser. Explications.

Taux négatifs : quels impacts pour les banques et leurs clients?

En septembre 2014, le taux de rémunération des dépôts au jour le jour des banques auprès de la BCE est passé à -0,20 %. Les banques doivent donc payer pour placer leurs liquidités auprès de la BCE. L’Euribor et l’Eonia sont devenus négatifs. D’après Bloomberg, plus du quart des emprunts d’Etat dans le monde (dont la France pour une fraction de sa dette) affichent désormais un rendement négatif. Pour les banques, tout cela pourrait avoir des conséquences considérables.

Et si les banques s’inspiraient de ce qu’il se passe sur le marché de la musique?

Bien sûr, tenter des rapprochements entre le marché de la musique et celui des services financiers peut paraître hasardeux, pour ne pas dire un peu tiré par les cheveux. Pourtant, les deux marchés ont plus d’un point commun et ils partagent particulièrement celui d’avoir été et d’être complètement redéfinis par la digitalisation de leurs supports. La musique a subi cette transformation bien avant les services financiers. C’est pourquoi ses évolutions récentes sont particulièrement intéressantes pour ces derniers.

BankAmeriDeals. Les banques vendent de l’espace publicitaire

C’est un aspect sur lequel nous insistons parce qu’on en parle peu, alors qu’il change considérablement, sous nos yeux, les pratiques bancaires les plus basiques. Les banques deviennent des places de marché, des banques superstore. Avec les CLOs, les offres liées à la carte, notamment, les paiements deviennent inséparables d’un projet de dépense ou d’un acte d’achat précis, assortis d’un « bon plan », d’une promotion. Vous en doutez ? Il suffit pourtant de jeter un œil sur la page d’accueil du site de BNP Paribas. Les « bons plans » y apparaissent désormais parmi les principaux onglets. Qui l’avait prévu ?

Psychanalyse des clients des banques

Dans le domaine bancaire, beaucoup des grands rapports qui sont inlassablement publiés sont décevants. Ils n’apportent pas grand-chose et, à cet égard, il sera difficile cette année de battre celui publié par Bacs en mars 2016 (Why people don’t switch current account). A contrario, en octobre dernier, Wincor Nixdorf et Opinion Way livraient une surprenante étude sur la fréquentation des agences bancaires qui, interrogeant les clients des banques françaises, faisait apparaître un véritable « retour du refoulé », comme disent les psychanalystes. Des éléments qui permettent de répondre à la question que pose justement le premier rapport : pourquoi, alors qu’on a tout fait pour le faciliter, si peu de clients changent de banque ?

Les banques fournisseuses d’identité numérique?

Depuis des années, lorsqu’on envisage l’avenir de leurs métiers avec des responsables bancaires, la perspective revient inévitablement : les banques ont certainement davantage un rôle à jouer en tant que tiers de confiance vis-à-vis de leurs clients. Pourtant, alors qu’un tel rôle se précise particulièrement aujourd’hui en matière de délégation d’authentification numérique, les propositions des banques ne se bousculent pas !

L’avenir des paiements

Depuis quelques années, les innovations et les bouleversements en matière de paiement sont si nombreux, ils recouvrent des enjeux stratégiques si déterminants qu’il est impossible de ne pas se demander quel horizon ils dessinent finalement. Quel est, en d’autres termes, l’avenir des paiements ? Cette question, étrangement, est cependant rarement posée.