Les banques se laisseront-elles doubler sur le nouveau marché des wearables?

Bien que quelques banques (Barclays, la Caixa, en France le Crédit Mutuel Arkéa, par exemple) proposent à leurs clients des objets – montres, bagues, bracelets mais généralement sous une forme unique – connectés et équipés pour réaliser des paiements, ce sont surtout des acteurs non bancaires qui développent les wearables. D’Apple à Samsung, en passant par plusieurs startups (FitPay, Purewrist, en France Yuflow ou PayinTech). Ces objets n’offrent-ils pas pourtant aux banques l’opportunité de déployer une stratégie de marque forte et nouvelle ? C’est la question qu’amène à poser la récente initiative de Westpac en Australie.

Quelles sont les banques les plus performantes en France? Trois choses à retenir.

Considérons les résultats d’activité de toutes les banques de détail en France sur la base des documents détaillés qu’elles publient (ce qui, aussi surprenant que cela puisse paraître, n’est pas le cas de toutes, loin de là !). Nous pouvons ainsi suivre sur cinq ans les activités d’une soixantaine d’établissements régionaux (les Caisses locales des groupes mutualistes) ou nationaux (notamment BNP Paribas, le Groupe Société Générale, dont le Groupe Crédit du Nord ou HSBC France, pour leur activité de banque de détail en France). Tentons ainsi de nous faire une idée des établissements les plus performants sur 5 ans (2013-2017) à travers quelques indicateurs clés. Vous allez le voir, les résultats sont aussi cohérents que surprenants.

Performances des banques françaises depuis dix ans. Quelques indicateurs clés contre dix idées reçues.

Pour les banques françaises dans l’ensemble, la décennie 2007-2017 n’a pas vraiment été bonne. La croissance du PNB des principaux groupes bancaires a été en moyenne inférieure (8%) à l’inflation cumulée (13%). Leur ROE a été pratiquement divisé par deux. Et la capitalisation des groupes cotés a en moyenne fondu d’un tiers. Toutefois, pour interpréter ces résultats, mieux vaut se méfier de certaines idées reçues tenaces.

Oserait-on interdire le cash !?

En application de la Directive européenne sur les services de paiement (DSP2), les commerces vont désormais pouvoir proposer à leurs clients de leur délivrer de l’argent liquide lors d’achats par cartes bancaires (et uniquement elles, les chèques ne sont pas concernés). Cette mesure, dite de cashback, est présentée comme un moyen de lutter contre la « désertification » (tout à fait relative à ce stade – voir cet article) de certaines zones rurales en matière d’agences et d’automates bancaires. Or on ne peut manquer de s’étonner d’une telle mesure à l’heure où certains estiment que nous devrions nous diriger vers une société sans cash. Mais en fait cette mesure n’est pas forcément contradictoire avec un tel objectif.

Comment BBVA s’internationalise à travers l’écosystème fintech

Dans son Rapport annuel 2017, BBVA présente sa politique vis-à-vis des fintechs et le dispositif qu’il a bâti en conséquence. Un ensemble de démarches que l’on retrouve désormais chez beaucoup d’autres établissements mais par rapport auxquelles BBVA a été précurseur et qu’il déploie surtout – cela reste fort original – à une échelle mondiale, au-delà de ses propres marchés. Ou comment une banque espagnole de taille moyenne à l’échelle européenne est en train de gagner une envergure digitale globale. Quelle banque française, de ce point de vue, pourrait-elle lui être comparée ?

Pourquoi l’éducation financière est en train de prendre une grande importance et pourquoi cela reste mal compris en France?

Depuis quelques années, dans les pays anglo-saxons, les banques mettent de plus en plus sur pieds des programmes d’éducation financière, notamment à travers la gamification. En France, le sujet n’intéresse pas franchement ni les banques, ni les fintechs. C’est que, mal interprétée, l’expression masque l’enjeu, considérable, qu’elle recouvre.

Que faire de Fidor?

Acquise par BPCE en juillet 2016, la néobanque allemande Fidor n’a été lancée en France qu’en juin dernier sous une version qui ne propose même pas de services financiers et avec une discrétion qui n’a pas manqué d’attirer l’attention. Selon Le Monde, de mauvaises surprises (des placements risqués et des pertes devant être compensées en conséquence) chez sa filiale auraient beaucoup refroidi l’enthousiasme de BPCE. Mais cette dernière semble surtout hésiter quant au modèle de développement que Fidor doit adopter. Ce qui recouvre une question intéressante : que peut être une « nouvelle banque » aujourd’hui ?

La banque de demain : fausses attentes et déceptions. Dix articles à relire ou à découvrir.

Il est parfaitement normal de se tromper et lorsque des bouleversements surviennent, au point d’inviter à envisager le changement quasi total d’une activité, comme cela aura été le cas des activités bancaires ces dix dernières années, il est non seulement normal, il est inévitable que des prévisions se révèlent erronées et que des offres ne trouvent pas leur public. Rétrospectivement, il est alors intéressant de considérer ce qui a pu fausser les attentes et générer des déceptions.