Des solutions originales en finance participative (III) : le crowdfunding innove au niveau local. Clearbon et la Slow Money

La finance participative semble désormais s’engager dans deux directions très différentes. Selon la première, elle devient de plus en plus globale et se rationalise. Selon la seconde, elle privilégie un ancrage local et s’efforce d’y servir des intérêts de portée sinon sociale, au moins générale. Dans un précédent billet, nous avons présenté Look&Fin, qui illustre bien la première orientation. Sous la perspective de la seconde, nous nous attacherons ici à parler d’une startup particulièrement intéressante : Clearbon.

Payname. La plus ambitieuse des startups fintech françaises?

En matière d’évolution des paiements, une poignée de nouveaux acteurs semblent avoir tout compris : pour l’essentiel, les moyens de paiement ne sont plus nécessaires. Ils vont de plus en plus disparaître. Il faut faire sans eux et l’enjeu se résume à un mot : la simplicité. Parmi ces nouveaux acteurs, il y a Poli en Australie, que nous avons déjà présenté et, en France, il y a Payname, dont la solution est aussi simple quoique bien plus élaborée. Rencontre avec une startup toulousaine peu banale.

Le nouvel objectif réglementaire « AnaCredit » (Analytical Credit and Credit Risk Dataset)

La récente crise financière a mis en évidence que ces données de crédit et de risque de crédit sont essentielles à la surveillance micro-prudentielle. Une large gamme de données détaillées sur le crédit est déjà disponible ; les données sur le risque de crédit sont considérées comme pertinentes au sein du Système Européen des Banques Centrales (SEBC) afin de servir aux décisions de politique monétaire, donc à la stabilité financière et aussi à la recherche analytique et la production de statistiques du SEBC. Les principaux canaux d’acquisition de ces données se situent au niveau des registres centraux de crédit (RCC), des systèmes d’évaluation de crédit ou encore du suivi des prêts emprunteurs par emprunteur. Le SEBC a exploré le futur potentiel des données de crédit, en particulier pour comprendre dans quelle mesure leur contenu peut être renforcé et adapté à la zone Euro et ses besoins en statistiques et de surveillance financière, ainsi que l’analyse et les recommandations au niveau de l’UE, soit pour répondre aux exigences des utilisateurs mentionnés ci-dessus tout en allégeant la charge de la déclaration des répondants et ainsi accroître la transparence.

Des solutions originales en finance participative (I) : Movies Angels réinvente l’aventure financière

La finance participative s’est imposée. Tout le monde s’accorde désormais à reconnaître qu’elle est là pour durer et que les banques, d’une manière ou d’une autre, devront composer avec elle. Toutefois, sous ses trois principales formes – crowdfunding, crowdlending et crowdequity – la finance participative s’est développée à travers des règles précises et assez rigides que la loi, en France, a finalement entérinées. Les plateformes qui très vite se sont multipliées se ressemblent souvent toutes, quasiment traits pour traits. Pourtant, la finance participative favorise également l’éclosion de solutions originales et de stratégies différenciées. Nous en présenterons plusieurs au cours de l’été et la première sera Movies Angels, focalisée sur la production de films de cinéma. Son Président fondateur, Antoine Schneider, a répondu à nos questions.

Qu’est-il arrivé à Tookam?

C’est (c’était ?) la banque la plus sympa de France. En 2011, le Crédit Agricole Pyrénées Gascogne, l’un des établissements français les plus ouverts à l’innovation, lançait Tookam, une banque en ligne connectée et solidaire du Sud-Ouest qui voulait révolutionner la banque. Aujourd’hui, Tookam est toujours en ligne et solidaire. Mais connectée ? La question mérite d’être posée. Que s’est-il passé ?

Livret A connecté : une petite innovation qui annonce un grand bouleversement?

Cela n’a fait l’objet que d’un bref communiqué dans la presse : les Caisses d’épargne lancent le Livret A connecté, une formule permettant à plusieurs personnes d’alimenter un même livret à travers une tirelire électronique. Simple solution technique permettant un service supplémentaire ? Petite innovation dans l’air du temps ? A moins qu’il ne s’agisse de bien plus que ça…

Les Innovation Labs sont-ils vraiment utiles?

On reproche souvent aux banques leur manque d’esprit d’innovation quand, à côté d’elles, le monde des FinTech est bouillonnant. Pourtant, depuis quelques années, les banques multiplient les Innovation Labs, des incubateurs d’idées nouvelles, ouverts aux jeunes créateurs. Mais il est vrai qu’en voyant ces Labs, on est inévitablement poussés à se demander quelles drôles d’idées les banques se font de l’innovation !

Vous avez dit Uberisation?

C’est le dernier terme à la mode, pour dire « innovation de rupture » et, plus particulièrement dans le domaine financier, pour souligner que les banques pourraient prochainement se retrouver complètement dépassées par l’arrivée de nouveaux acteurs – on pense alors notamment aux grands de l’internet – s’emparant de leurs activités traditionnelles à coups d’innovations radicales. Ce sont là des idées que l’on répète volontiers désormais ; au point d’assurer que les banques seront la sidérurgie de demain, ce que l’on disait il y a plus de vingt ans déjà.

Cependant, si l’on veut bien dépasser un instant les idées à la mode, cette menace que l’on agite d’une Uberisation des activités bancaires permet également de dessiner comment, dans un contexte où, cela ne fait désormais plus de doute, elles seront de plus en plus challengées par des acteurs innovants, les banques pourraient trouver le moyen de rebondir.