Deutsche Bank ou la faillite en direct d’une banque systémique

En ce moment, les articles ne manquent pas qui alertent sur l’état inquiétant de la Deutsche Bank. Renouvellement du staff dirigeant sur un constat d’échec. Mise sous surveillance avec implication négative de la note à long terme (A-) de la banque par Standard & Poor’s. Cours de l’action frôlant le plus bas jamais atteint jusqu’ici. Beaucoup pointent le risque d’un Lehman bis, qui n’arrivera probablement pas. Parce que dans le cas d’une banque dont l’exposition sur produits dérivés a pu être estimée à 64 000 milliards $ – 16 fois le PIB allemand ! – l’expression « too big to fail » prend tout son sens. Pourtant, la faillite n’a-t-elle pas déjà eu lieu ?

Les premières utilisations commerciales de la reconnaissance faciale par les banques

La reconnaissance faciale se développe dans les banques : elle remplace les mots de passe pour se connecter en ligne (Lloyds, par exemple, à travers le service Hello de Windows 10 ou Ulster Bank avec l’IPhone X) et elle permet d’ouvrir un compte avec un simple selfie (HSBC, Société Générale). Et, depuis quelques mois, à Singapour,  OCBC va un peu plus loin en utilisant la reconnaissance faciale pour identifier ses clients Premier Banking dès qu’ils approchent des agences (une seule est encore concernée à ce stade) qui leur sont dédiées.

Dans la perspective du RGPD, Rabobank désensibilise ses données clients

Dans la perspective de l’entrée en vigueur du Règlement général sur la protection des données (RGPD) dans toute l’Europe le mois prochain, Rabobank a décidé d’utiliser des pseudonymes cryptographiques à la place des éléments d’identification (noms, dates de naissance, n° de compte, …) concernant les données personnelles de ses clients. Pour cela, Rabobank a utilisé les services d’IBM. Dans cette démarche, plusieurs éléments intéressants sont à relever.

Quand les grandes banques françaises parlent de leurs évolutions

La nouvelle Étude sur la révolution numérique dans le secteur bancaire français (n° 88 – Mars 2018) que vient de publier l’ACPR livre une synthèse des réponses de six banques (BNP Paribas, BPCE, Groupe Crédit Agricole, Groupe Crédit Mutuel, La Banque Postale et Société Générale) et onze entreprises d’assurance (AG2R La Mondiale, Allianz, Aviva, AXA, CNP, Covéa, Crédit Agricole Assurance, Generali, Groupama, MACIF et MAIF) à un questionnaire portant sur l’évolution de leurs métiers de détail. Cette étude fournit un excellent état des lieux des interrogations et hésitations actuelles de la profession, ainsi que des premières orientations stratégiques prises. Elle suscite également quelques étonnements.

Les services financiers demain, façon puzzle!

Nous avons sélectionné ci-après trois articles portant sur des sujets totalement différents mais qui ont en commun d’indiquer, chacun à sa façon, trois orientations susceptibles de devenir déterminantes dans le domaine des services financiers. Trois orientations qui paraissent néanmoins échapper à ce stade aux grilles d’analyse les plus courantes. Comme les pièces d’un puzzle dont manquerait l’image d’ensemble.