Les candidats à la Présidentielle ont-ils entendu parler du Compte CO2?

Le Compte CO2 a été créé en 2013 par la startup brestoise 450. Depuis, il a rencontré, malgré d’intéressants appuis, un succès qu’on ne peut qualifier au mieux que d’estime (12 000 ménages l’ont adopté, ainsi qu’une trentaine d’entreprises). Un succès qui n’est certainement pas à la hauteur de l’ambition et de la pertinence de la démarche. Pourquoi en parler aujourd’hui dès lors ? Parce qu’il serait dommage de ne pas tenter de donner plus d’ampleur à l’un des projets fintech comptant certainement parmi les plus intéressants nés en France ces dernières années. Or c’est à quoi l’Etat pourrait très largement et facilement contribuer. L’actuelle campagne électorale fournit donc l’opportunité de le souligner.

Le marketing des bonnes causes, un levier de management

Collectes de dons pour de bonnes causes, actions de sensibilisation à des enjeux sociaux ou environnementaux, engagements divers : cela fait plusieurs années que les banques non pas soutiennent ce genre de démarches – elles l’ont toujours plus ou moins fait – mais n’hésitent plus à les multiplier, à les mettre en avant et à proposer à leurs clients – particulièrement les plus jeunes – de s’y associer. On parle de « cause marketing ». Quels sont ses véritables enjeux ?

Fintech : les licornes ne sont pas celles qu’on attendait !

Il y a cinq ans, la banque de demain semblait entièrement entre les mains de quelques néobanques qui, à travers une offre simplifiée, clarifiée et innovante, allaient, imaginait-on, ravir leurs clients aux banques classiques – exerçant une concurrence comparable à celle d’Airbnb face aux hôtels ou de Uber face aux taxis. On l’attendait d’autant plus qu’on croyait – on croit toujours – les clients des banques impatients d’en changer, dans un contexte où l’image des établissements était il est vrai au plus bas.

Pourtant, rien de tel n’est arrivé. Tandis que certaines startups, très peu en visibilité, ont effectivement prospéré – quelques-unes de manière insolente. A croire que quant aux modèles de la banque de demain, on s’est complètement trompé !

Comment répondre à l’intérêt du public pour les nouveaux services financiers?

83% des Français ne savent pas ce que veut dire « fintech ». Ils confondent avec fitness. Pourtant, selon un récent article des Echos, qui cite un sondage Harris Interactive pour Deloitte, leur intérêt pour les nouveaux services financiers est bien réel. Les services de transfert d’argent et de cagnottes, ainsi que les sites de finance participative, seraient déjà employés par 15% de la population. De cet intérêt, cependant, la banque digitale tient-elle suffisamment compte ? Ne se limite-t-elle pas, trop souvent, à délivrer en ligne mais sans grand changement ce qui était auparavant proposé à travers d’autres canaux ?

Vous avez dit disruptif ? Traity

Demain, notre réputation en ligne – notre réputation tout court – va devenir un problème. Il faut donc d’ores et déjà se soucier d’imaginer des moyens de la gérer de manière active et favorable. C’est ce que propose Traity, une startup de Mountain View créée en 2012. Une startup à ce point disruptive qu’elle propose de résoudre un problème dont, sans doute, vous n’avez encore jamais entendu parler ! Une startup qui paraît née quelques années trop en avance. A moins que ce problème de réputation ne soit bien plus pressant qu’on ne réalise.

La banque de demain sera-t-elle nécessairement fun?

Dans un récent billet sur son blog C’est pas mon idée !, Patrice Bernard présente la startup australienne (créée en 2012) Moroku. Celle-ci, qui travaille déjà avec ASB ou DSK Bank, vient de nouer un partenariat avec l’éditeur de progiciels bancaires Misys. Elle introduit une dimension de ludification dans les applis bancaires. Ayant eu à considérer de près, dans le cadre de nos activités, cette jeune pousse, quasiment inconnue en France, dont l’approche est aussi ambitieuse que radicale, il nous semble qu’elle mérite bien un complément d’éclairage.

Vous avez dit disruptif ? Colony

Si vous appréciez les startups hyper-ambitieuses, qui promettent de changer le monde, le travail et le capitalisme avec. Si vous vous intéressez à la technologie de la blockchain et guettez ses premières applications grand public. Et si enfin vous êtes attentifs aux projets de grande envergure, développant des schémas originaux, Colony est faite pour vous. En fait, Colony concerne tout le monde estiment ses créateurs, qui ont choisi pour slogan : Whatever you do, join Colony !

Des agences en rupture de codes et de comportements

C’était inévitable : après de nombreux essais, sont apparues des agences bancaires dont l’agencement non seulement ne donne pas l’impression au visiteur d’être dans une banque mais le pousse à adopter un autre comportement. Comme si l’idée même de se rendre dans sa banque changeait de sens. Ici, le design ne se contente pas de brouiller les codes, comme avec de nombreux nouveaux modèles d’agences apparus depuis cinq ans. Il est agissant et conditionne les parcours clients. Après les initiatives audacieuses, déjà présentées sur notre site, de Frank ou de Bank of Queensland, petite visite d’agences vraiment plus comme les autres.