Que devient Secco, la plus disruptive des néobanques?

Il y a deux ans était lancée Secco. Non pas seulement une néobanque anglaise de plus mais la plus disruptive des néobanques. Une banque sans agences – ce qui est banal – mais également sans appli mobile ni même un canal de contact ! Une banque qui promet de réinventer la notion même d’argent mais qui en manque visiblement cruellement pour démarrer. Une néobanque trop innovante pour être vraie ? Pour tous ceux qui aiment les idées hardies, Secco mérite en tous cas le détour.

Point valorise le temps

Créée en 2015 à Palo Alto, la startup Point a beaucoup fait parler d’elle l’année dernière aux USA, sa première levée de fonds ayant attiré non seulement des investisseurs importants comme Andreessen Horowitz mais encore et à titre individuel, ce qui est assez rare pour une jeune pousse aussi jeune, quelques figures de la finance américaine comme Laurence A. Tosi (CFO de Blackstone) ou Vikram Pandit (ex CEO de Citi). La question se pose donc : pour ne pas être tout à fait nouvelle, la formule de financement immobilier que développe Point parait forte et originale. Est-elle susceptible d’être développée  à une large échelle ?

Scotia Bank lance les premières usines numériques bancaires

Les banques redoublent d’efforts pour dialoguer avec les startups fintech et multiplient notamment les challenges, hackathons et concours. Des événements souvent intéressants mais ensuite ? Les idées nouvelles ne sont ni facilement, ni rapidement transposables dans l’univers bancaire. Beaucoup se perdent donc et la question est de savoir comment l’éviter. La plateforme OpenUp de BNP Paribas est une réponse, qui tente de jeter un pont durable entre les startups et la banque. Scotia Bank, elle, franchit le pas et veut faire rentrer les startups dans ses murs, les associer à ses équipes. Elle a créé à cet effet cinq usines numériques.

VeraCash, fintech française la plus innovante?

Vous n’en avez probablement pas entendu parler mais la fintech française la plus innovante en 2017 pourrait bien être basée au Mans. Elle se nomme VeraCash. Parmi toutes les fintech nationales, en effet, elle est sans doute celle qui réunit le plus de facteurs d’innovation : une offre originale, dont l’utilité est évidente et qui facilite de manière importante des usages existants, une ambition forte et des capacités d’extension énormes. Présentation.

Creditlikeme ou les bienfaits de la ludification

Plateforme mexicaine de crédit visant les Millenials (22-35 ans), Creditlikeme, créée en 2012 à Sinaloa, se heurtait à des taux de défaillance énormes et compromettant tout développement possible : jusqu’à 64% des crédits (de 150 à 1 000 $ à six mois maximum) qu’elle accordait n’étaient pas remboursés aux échéances prévues ou pas remboursés du tout ! Comment faire ? Pour y avoir joué toute leur jeunesse, les fondateurs connaissaient bien la puissance d’engagement des jeux en ligne et ils ont choisi de développer quelque chose d’équivalent.

Les candidats à la Présidentielle ont-ils entendu parler du Compte CO2?

Le Compte CO2 a été créé en 2013 par la startup brestoise 450. Depuis, il a rencontré, malgré d’intéressants appuis, un succès qu’on ne peut qualifier au mieux que d’estime (12 000 ménages l’ont adopté, ainsi qu’une trentaine d’entreprises). Un succès qui n’est certainement pas à la hauteur de l’ambition et de la pertinence de la démarche. Pourquoi en parler aujourd’hui dès lors ? Parce qu’il serait dommage de ne pas tenter de donner plus d’ampleur à l’un des projets fintech comptant certainement parmi les plus intéressants nés en France ces dernières années. Or c’est à quoi l’Etat pourrait très largement et facilement contribuer. L’actuelle campagne électorale fournit donc l’opportunité de le souligner.

Le marketing des bonnes causes, un levier de management

Collectes de dons pour de bonnes causes, actions de sensibilisation à des enjeux sociaux ou environnementaux, engagements divers : cela fait plusieurs années que les banques non pas soutiennent ce genre de démarches – elles l’ont toujours plus ou moins fait – mais n’hésitent plus à les multiplier, à les mettre en avant et à proposer à leurs clients – particulièrement les plus jeunes – de s’y associer. On parle de « cause marketing ». Quels sont ses véritables enjeux ?

Fintech : les licornes ne sont pas celles qu’on attendait !

Il y a cinq ans, la banque de demain semblait entièrement entre les mains de quelques néobanques qui, à travers une offre simplifiée, clarifiée et innovante, allaient, imaginait-on, ravir leurs clients aux banques classiques – exerçant une concurrence comparable à celle d’Airbnb face aux hôtels ou de Uber face aux taxis. On l’attendait d’autant plus qu’on croyait – on croit toujours – les clients des banques impatients d’en changer, dans un contexte où l’image des établissements était il est vrai au plus bas.

Pourtant, rien de tel n’est arrivé. Tandis que certaines startups, très peu en visibilité, ont effectivement prospéré – quelques-unes de manière insolente. A croire que quant aux modèles de la banque de demain, on s’est complètement trompé !

Comment répondre à l’intérêt du public pour les nouveaux services financiers?

83% des Français ne savent pas ce que veut dire « fintech ». Ils confondent avec fitness. Pourtant, selon un récent article des Echos, qui cite un sondage Harris Interactive pour Deloitte, leur intérêt pour les nouveaux services financiers est bien réel. Les services de transfert d’argent et de cagnottes, ainsi que les sites de finance participative, seraient déjà employés par 15% de la population. De cet intérêt, cependant, la banque digitale tient-elle suffisamment compte ? Ne se limite-t-elle pas, trop souvent, à délivrer en ligne mais sans grand changement ce qui était auparavant proposé à travers d’autres canaux ?