Les banques prises au piège du multicanal?

Diebold vient de publier une enquête menée auprès d’une centaine de clients de banques dans huit pays, dont la France. Une enquête qui n’apprend pas grand-chose ! Les clients attendent plus des banques désormais, est-il souligné. Les agences ne correspondent plus à ce qu’ils demandent mais elles demeurent le meilleur canal pour l’ouverture de comptes et le meilleur véhicule pour la satisfaction clients et l’image de marque. Les banques, suggère encore l’étude, doivent à présent s’efforcer de délivrer une meilleure expérience client et, à cet effet, accélérer leur adoption des nouvelles technologies. Les relations doivent être personnalisées et les banques doivent investir le domaine des Big Data pour cerner, au niveau individuel, les usages, les préférences et les rejets de leurs clients (voir la présentation détaillée de l’enquête).

Il n’est guère besoin de souligner que ce sont là des choses qu’on lit et entend désormais partout, de sorte que, si l’on avait mené l’enquête auprès de banquiers, il est probable que les jugements n’auraient pas été très différents. Ces constats sont largement partagés. Pourtant, de manière étonnante, personne ne semble trop se rendre compte que, d’un point de vue stratégique, ils sont désastreux pour les banques ! En fait, il y a là comme un piège dans lequel un certain nombre d’établissements pourraient bien être en train de tomber.

La Banque postale a beaucoup de chance!

Il vaut certainement la peine de parcourir le compte-rendu des Conférences citoyennes que la Poste a menées et qui vient d’être publié (télécharger le document). Il faut en effet d’abord souligner l’intérêt des réflexions et suggestions concernant l’évolution du Groupe. Cela invite d’ailleurs les autres banques à explorer à leur tour cette démarche, bien plus porteuse que les habituelles enquêtes de (d’auto-) satisfaction.

En 2014, la banque sur mobile trouvera-t-elle une véritable utilité ?

2013 aura été d’une certaine façon l’année du mobile dans les banques. Les meilleurs experts l’annonçaient : le mobile allait très rapidement devenir le canal dominant des relations bancaires, surtout chez les générations X et Y. Pour Brett King, le gourou de la « Banque 2. 0. », c’était une évidence : les transactions sur mobile et celles réalisées dans les agences seraient dans un rapport de 300 à 1 dès 2016 et, dès 2014, la génération Y ne communiquerait plus à 80% avec une banque qu’à travers le mobile. Nous en sommes encore très loin !

Vers la banque intégrée

Les banques ont depuis longtemps réalisé qu’elles pouvaient vendre aux PME d’autres choses que des produits et services financiers : des offres dérivées, complémentaires, qui profitent des relations de confiance tissées avec leurs clients. Ce mouvement s’accentue aujourd’hui, prend des formes de plus en plus diverses et devient un axe stratégique majeur.

Une problématique Union bancaire européenne.

La plupart des observateurs ont été sévères à propos de l’accord sur l’Union bancaire européenne obtenu à l’arrachée courant décembre et présenté par ses signataires comme une grande avancée, un « moment historique ». Pourtant, si les commentaires défavorables ont été nombreux, les principales conséquences de l’accord – qui sautent aux yeux – ont rarement été clairement énoncées.

Qu’est-ce qui décide du choix d’une banque ? Peu de choses finalement !

En 2013, 500 000 visiteurs ont utilisé le site américain FindABetterBank à la recherche d’une nouvelle banque ou, pour les plus jeunes, d’une première banque. Cela fournit un sondage plutôt intéressant quant à ce qui décide du choix d’une banque dont, à notre connaissance, on ne trouve pas vraiment l’équivalent pour la France. Or, qu’en ressort-il ?

Tendances 2014 dans la banque de particuliers

Améliorer ses conditions d’emprunts avec ses efforts sportifs, bâtir une banque pour ceux qui ne veulent plus des banques, créer des clubs de clients, développer galeries marchandes et ventes privées, développer des comptes courants low cost, fournir des widgets pour aménager son compte bancaire en ligne, proposer des coffre-fort numériques collecteurs de données, développer des formules à la carte, alimenter des peer reviews, … Les banques n’ont jamais autant développé d’initiatives différentes à l’adresse de leurs clientèles. Comment s’y repérer ?