Le vrai problème des salaires dans les grandes banques françaises

En France, aujourd’hui, l’heure est aux économies. Les banques n’y échappent pas. Elles réduisent également leurs embauches. Alors que le chômage augmente et que la productivité française est en panne, beaucoup estiment que les salaires servis aux emplois les moins qualifiés sont trop élevés.

Pour ce qui regarde les banques, une simple comparaison internationale infirme ce constat : ce sont plutôt les salaires moyens et hauts qui sont trop élevés par rapport à la productivité réelle dans les grandes banques françaises. Quelques tableaux suffisent à le montrer.

Gestion des fonctions centrales : penser en termes de maturité.

L’excellent blog de Patrice Bernard (C’est pas mon idée !) attire l’attention sur deux billets récemment publiés par Forrester Research mettant en question la centralisation de l’informatique au sein des grandes entreprises. En fait, le questionnement peut être étendu à l’ensemble des fonctions centrales – dont le poids est particulièrement important dans les banques françaises. Et la notion de « maturité » parait pertinente à cet égard.

La fin des moyens de paiement est programmée. Et donc…

En matière de paiement, deux tendances fortes invitent, poussées à leur terme, à imaginer la disparition des espèces et, plus généralement, des moyens de paiement (cartes, chèques, billets et pièces, …). Ces deux perspectives n’ont plus rien d’utopique, même s’il reste difficile de leur fixer une échéance. Dès lors, sur quoi doivent travailler les banques, dont l’une des principales fonctions est – mais il faudra de plus en plus dire « était » – de distribuer ces moyens de paiement ?

Quels genres de clients veulent les banques ?

La question peut paraitre incongrue. Les banques s’adressent à toutes sortes de clientèles et se flattent d’ouvrir le plus grand nombre de comptes, sans distinction. Mais n’y a-t-il pas certains types de clients qu’elles préfèrent ? Pour le savoir, il suffit de se référer aux profils individuels qu’elles mettent en avant, plus que dans leurs publicités encore, dans leurs plaquettes et sur leurs sites. Certes, toutes ne présentent pas des visuels personnalisés. Les grandes banques italiennes et anglaises y ont bien moins recours que les grandes banques espagnoles et allemandes. En France, comme aux USA, cela varie d’un établissement à l’autre : BofA le fait bien plus que Capital One et les Banques populaires bien moins que les Caisses d’épargne. Quoi qu’il en soit, il est intéressant d’examiner les visages des banques. On s’aperçoit alors qu’elles veulent toutes les mêmes clients et qu’elles veulent également que leurs personnels leur ressemblent à ce point qu’on ne puisse pratiquement pas les distinguer. Petit tour d’horizon.

Les crédits à échéances modulables vont-ils devenir la norme ?

En quelques années, les échéances modulable se sont imposées en matière de crédits immobiliers. La quasi-totalité des établissements bancaires proposent désormais cette possibilité pour les prêts immobiliers, qu’ils soient à taux fixe ou à taux variable. Allant dans le sens d’une plus grande personnalisation des relations bancaires et participant de la plus forte implication des clients dans la gestion de leurs opérations bancaires promue par la banque en ligne, les crédits à échéances flexibles répondent pour les emprunteurs à des situations ponctuelles (baisse de revenus) autant qu’à des évolutions structurelles (fin des allocations familiales, passage à la retraite). Ils apportent en ce sens une sécurité précieuse en temps de crise et on les voit apparaître aujourd’hui hors du cadre des emprunts immobiliers.

Comment gérer sa présence sur les réseaux sociaux ? Une question dépassée.

Il y a un peu moins d’un an, nous publiions une étude sur Dix stratégies percutantes de banques sur les réseaux sociaux. La question était alors de savoir comment les banques pouvaient gérer au mieux leur insertion dans ce nouvel univers et comment elles pouvaient y rentabiliser leur présence.

Depuis, les choses ont beaucoup évolué, ce qui nous a conduits à remanier complètement et à étoffer largement notre étude. Car, aujourd’hui, la question n’est plus de savoir ce que les banques doivent faire avec les réseaux sociaux mais en quoi les réseaux sociaux changent profondément les banques.