Les banques fournisseuses d’identité numérique?

Depuis des années, lorsqu’on envisage l’avenir de leurs métiers avec des responsables bancaires, la perspective revient inévitablement : les banques ont certainement davantage un rôle à jouer en tant que tiers de confiance vis-à-vis de leurs clients. Pourtant, alors qu’un tel rôle se précise particulièrement aujourd’hui en matière de délégation d’authentification numérique, les propositions des banques ne se bousculent pas !

L’avenir des paiements

Depuis quelques années, les innovations et les bouleversements en matière de paiement sont si nombreux, ils recouvrent des enjeux stratégiques si déterminants qu’il est impossible de ne pas se demander quel horizon ils dessinent finalement. Quel est, en d’autres termes, l’avenir des paiements ? Cette question, étrangement, est cependant rarement posée.

Atom Bank. Et voilà à présent la « banque conceptuelle »!

Un peu comme avec l’art conceptuel les caractères esthétiques d’une œuvre passent au second plan (est-elle belle ? bien exécutée ?, etc.) derrière l’idée que l’œuvre porte et le regard nouveau qu’elle pousse à avoir sur l’art lui-même, voilà une néo-banque anglaise pour laquelle les aspects bancaires (produits et services) semblent assez secondaires et qui cherche avant tout à offrir une vision nouvelle de la banque, une expérience inédite des relations bancaires.

Bien qu’initiée par de solides routiers de la finance britannique, Anthony Thomson (cofondateur de Metro Bank) et Mark Mullen (ex CEO de First Direct/HSBC), on dirait qu’Atom a été conçue dans une Art School. Comme si l’on avait demandé à des étudiants des Beaux-arts d’inventer la banque de demain. Et cela va loin – enfin (Atom n’a pas encore démarré), le concept.

Les banques superstore de demain

Nous vous parlons souvent du développement de supermarchés bancaires, ces plateformes en ligne qui vendent des produits financiers de toutes marques. A l’échelle mondiale, une tendance encore plus forte s’affirme : les banques qui vendent de tout, les banques supermarchés. Nous n’y sommes pas tout à fait encore sans doute mais la banque superstore s’installe un peu partout… ailleurs que dans les pays occidentaux ; ce qui ne veut pas dire que ceux-ci y échapperont, au contraire. Comme vous visitez peut-être rarement les sites des banques asiatiques, sud-américaines ou africaines cette tendance a pu vous échapper. Petit tour d’horizon.

Sesame Credit : Big Brother is fun ! Mais les banques joueront-elles le jeu jusqu’au bout?

Qui s’intéresse aux évolutions qui frappent actuellement le monde bancaire ne peut manquer de se pencher un instant sur le stockage et l’analyse de nos données personnelles qui, dans un but commercial ou plus largement et insidieusement de surveillance des comportements, se mettent en place avec le Big Data. Alors que des dispositifs de ce type commencent à apparaître, il est frappant de constater que tout part des banques mais leur échappe. Comme si, bientôt, notre credit score devenait trop important pour ne regarder que les banques. C’est en tous cas ce qu’amène à considérer le système chinois Sesame Credit, dont il serait hasardeux d’affirmer que, sous une forme ou une autre, il ne pourra trouver des équivalents en Occident.

Eviter le Big Data bourrin!

Ces dernières années ont vu l’émergence du Big Data, pour le moment essentiellement à travers des cookies qui scrutent nos activités en ligne. Vous venez de consulter ou d’acheter un article sur un site ? Sur les autres sites que vous consultez ensuite, vous retrouvez, en bandeau publicitaire, le même article ou d’autres plus ou moins similaires. Sur le Net, nous sommes devenus des produits ! Sous forme de données, tout ce qu’on y fait est recueilli et vendu à des sociétés commerciales. Le but du Big Data est de parvenir à définir des offres personnalisées qui collent aux attentes et aux besoins des clients. Mais on subit plutôt un marketing particulièrement bourrin. Un marketing de masse avec lequel, comme pour les spams, la diffusion de messages est d’autant plus soutenue que les retours sont faibles. Avec, en plus, la sensation d’être espionné en permanence. Comment faire autrement ?

Services partagés en Pologne – Exemple à suivre

Le développement de l’industrie des services aux professionnels en Pologne ne démarre qu’au début du 21e siècle et ce secteur est déjà reconnu par les experts comme un marché mature et destiné aux projets mondiaux, avec d’excellentes perspectives de croissance continue dans les années à venir. Le développement rapide du secteur est une bonne surprise pour la Pologne, il est déjà à parts égales avec l’industrie automobile polonaise en ce qui concerne la création d’emplois et il est en train de devenir l’une des principales branches de l’économie du pays. Description d’un exemple à suivre et à répliquer aussi en France.

Externalisation des métiers bancaires : où en est-on en France aujourd’hui?

En 2015, le nouveau patron de Deutsche Bank, John Cryan, constatait à son arrivée que l’établissement disposait d’une « informatique complètement dépassée » et, pire encore, que la gestion externalisée de 80% des 7 000 applications du Groupe s’était soldée par une perte quasi-totale de compétences internes. Dans ces conditions, John Cryan décidait de réaliser une économie d’1 milliard € en ne reconduisant pas les contrats de 6 000 de ses… 30 000 prestataires externes. Cela sonne-t-il le glas des grands contrats d’externalisation ? En France, il y a cinq ans, beaucoup attendaient une large vague d’externalisation d’activités dans les banques, commandée par la crise mais qui n’est finalement pas venue.